
Un paradoxe intrigant persiste dans l’économie américaine : malgré des indicateurs macroéconomiques globalement positifs, tels qu’une croissance du PIB de l'ordre de 3 % et un chômage proche de 4 %, la perception des ménages sur l’état de l’économie reste très négative.
Une enquête récente du Pew Research Center révèle que seuls 25 % des Américains ont une opinion favorable de l’économie nationale, et cette insatisfaction touche même une majorité d’électeurs démocrates.
Ce décalage majeur s’explique en grande partie par l’impact persistant de l’inflation sur le quotidien des ménages.
Alors que l’inflation annuelle a diminué de 4,9 % en avril 2023 à 2,4 % en septembre 2024, les ménages continuent de percevoir une situation économique difficile. Perception fausse mais persistante. Les hausses passées des prix, particulièrement marquées entre 2021 et 2022, ont érodé le pouvoir d’achat, et le souvenir de ces pertes pèse davantage sur l’opinion publique que les gains récents. En effet, bien que le revenu disponible réel par tête ait progressé de 2,8 % entre mi-2023 et 2024, les ménages se focalisent davantage sur la baisse subie entre 2022 et 2023.
Une autre explication clé réside dans les disparités économiques selon les revenus et les zones géographiques. Les ménages à faibles revenus, qui consacrent une part importante de leur budget à des biens essentiels comme l’énergie, l’alimentation et le logement, ont ressenti plus durement les effets de l’inflation. Par exemple, ces postes de dépenses, représentant jusqu’à 77 % du budget des ménages modestes, ont été les principaux contributeurs à l’inflation de mi-2022.
Sur le plan immobilier, la hausse des taux d’intérêt décidée par la Réserve fédérale pour contrer l’inflation a aggravé les tensions sur le marché du logement, limitant les transactions et augmentant les prix. Cette dynamique a renforcé les préoccupations des ménages concernant le coût du logement, une problématique jugée très importante par 69 % des répondants.
Un boulevard pour Trump dont on comprend les mieux les déclarations infantiles et les scènes de signature grotesques jouant à fond de ce sentiment de déclassement dont la cause vient forcément de l’étranger et qu’il va pourfendre à grands coups de barrière douanière.